Notre démocratie est mise à mal par le désintérêt manifeste de la politique que traduit le taux d'abstention très inquiétant de cette dernière consultation. Est-ce-à-dire que pour beaucoup de Français la chose politique se décide ailleurs, loin d'eux et de leurs préoccupations? Ou bien que tout est réglé par l'élection d'un nouveau président de la République? La formation politique de nos concitoyens est bien mince, la confiscation des media par les "ténors" de la politique érigée en spectacle y est bien sûr pour beaucoup. A Château-Thierry, le énième épisode du duel personnel Krabal-Jourdain a largement éclipsé le débat d'idées puisque tous deux, se réclamant de la majorité présidentielle, défendent la même politique, celle des 60 propositions de François Hollande que pour notre part nous jugeons insuffisantes pour régler les problèmes de notre pays.

 Il est bien difficile de faire entendre une autre voix, d’autres propositions, au milieu des clameurs et de l’agitation médiatique de vieux routiers de la politique passés maîtres dans l’art fébrile de l'omniprésence, du serrage de mains et de la tchatche. Le Front de Gauche a souffert de la passe d’armes des maires, ancien et nouveau, les « anti-Krabal » se reportant nombreux sur la candidature, pourtant sans perspective, de Dominique Jourdain. Nous proposons une autre façon de faire de la politique et nous continuerons notre combat malgré cette conjoncture difficile en affrontant prioritairement la droite qui reste majoritaire dans notre circonscription. La campagne nous a permis de rencontrer nombre de personnes désireuses d’un vrai changement de société, soucieuses de rendre à la politique ses lettres de noblesse en luttant contre le blocage des institutions lié au cumul des mandats et au clientélisme. Il est clair maintenant que nous serons sur le terrain et que nous ne lâcherons rien.

Mireille Ausécache