La session parlementaire vient de se terminer. Des mesures importantes ont été prises pour mettre fin à certaines injustices particulièrement coûteuses pour les finances publiques: fin de l'allègement de l'ISF, "contribution exceptionnelle" pour les patrimoines supérieurs à 1,3 millions d'euros, refiscalisation des heures supplémentaires, durcissement des droits de succession, doublement de la taxe sur les transactions financières (de 0,1 à 0,2 %...). N'oublions pas non plus le vote de la loi sur le harcèlement et la suppression de la franchise de 30 euros imposée aux étrangers par le gouvernement précédent pour l'accès à l'Aide Médicale d'Etat. Ces décisions vont dans le bon sens mais elles devront être confortées par la loi de finances 2013 qui devra aller plus loin sur l'ISF et s'attaquer aux exonérations de cotisations sociales aux entreprises qui coûtent 30 milliards et ne donnent pas les résultats escomptés.

Cependant, sur le plan social, que d'inquiétudes et de colères. Les plans de licenciements, gardés au chaud par les amis de Monsieur Sarkozy le temps des élections, tombent les uns après les autres alors même que les actionnaires ne cessent d'engranger de confortables dividendes. Les milliers de salariés menacés de perdre leur emploi attendent des réponses concrètes et une volonté politique réelle pour imposer le véritable changement qui passe, notamment, par l'interdiction des licenciements boursiers. La rentrée politique et sociale est pour demain, préparons-nous à faire entendre notre voix!

Mireille Ausécache

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