Mercredi 5 septembre, une trentaine de salariés de l’usine Pomly de Rozet-Saint-Albin se sont réunis à l’initiative de la section CGT de l’établissement, seul syndicat, semble-t-il, prêt à la lutte contre les projets de fermeture du site par le groupe Novandie, filiale d’Andros. Cette usine moderne, bénéficiant d’une certification de qualité unique en France en matière de qualité, emploie 93 personnes à qui l’on promet « qu’aucun salarié ne restera sur le carreau » grâce à « des reclassements internes, des indemnisations et un accompagnement… ».

Reclassement interne, en clair, cela signifie une affectation dans un des sites Andros de France ou de l’étranger…. Les salariés avec qui nous avons pu discuter à travers les grilles nous disent leur désarroi et leur colère ! Autre « solution » évoquée : l’offre d’un repreneur qui maintiendrait … 30 emplois ! Dans tous les cas, l’avenir des salariés a peu de prix au regard des projets patronaux visant de meilleurs profits.

Une délégation du Front de Gauche de la circonscription était là pour apporter notre soutien aux travailleurs de Pomly. Interpellant le député Jacques Krabal présent, Erwan Brihaye pour l’Union Départementale CGT et Christian Copin pour la section PCF de Château-Thierry ont rappelé le rôle qui incombe maintenant aux politiques : mettre fin au scandale des licenciements uniquement destinés à accroître encore plus le profit du patronat et des actionnaires. Cela signifie dans un premier temps le vote d’un moratoire sur les licenciements puis le vote d’une loi contre les licenciements boursiers, proposition déposée par le groupe Front de Gauche à l’Assemblée Nationale le 19 juillet.

Une véritable politique de gauche est indispensable pour sortir de la crise et lutter contre l’injustice, contre le cynisme des milieux d’affaires. C’est ce que l’on attend de cette majorité élue sous le signe du « changement ».

Mireille Ausécache

 

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