Nous n'en finissons pas de découvrir les "bons mots" de certains de nos ministres. Saluons d'abord Michel Sapin, ministre du travail, qui "justifie" l'opposition du gouvernement à la proposition de loi d'amnistie pour les syndicalistes (proposition du groupe communiste républicain et citoyen adoptée au Sénat le 27 février) avec des arguments en béton: 

"Il n'y a plus d'amnistie de contraventions des automobilistes alors pourquoi il y en aurait pour les syndicalistes?" Mettre sur le même plan le salarié qui se bat pour son emploi et l'auteur d'une infraction pour stationnement gênant, il fallait oser... eh bien , il l'a fait!

Autre ministre qui gagne à être connue: Geneviève Fioraso, ministre de l'enseignement supérieur, qui, outre le fait de ne pas remettre en cause la loi LRU sur les universités, a une conception bien particulière de ce qu'on y enseigne. Présentant son projet d'enseignement en langue étrangère (c'est-à-dire l'anglais) dans nos universités, elle déclara doctement:

"Si nous n'autorisons pas les cours en anglais, nous n'attirerons pas les étudiants de pays émergents comme la Corée du sud et l'Inde. Et nous nous retrouverons à cinq à discuter de Proust autour d'une table, même si j'aime Proust..." Cette dame fait semblant d'oublier que nombre d'étudiants étrangers viennent précisément pour étudier le français.. quant au mépris affiché pour l'enseignement dispensé à l'Université, il n'est pas sans rappeler certaines attaques contre l'étude de "La Princesse de Clèves", c'est bien consternant.

ProustMireille Ausécache