Les manifestations organisées par le Front de Gauche le 1er juin dans la continuité de celle du 5 mai, ont rassemblé des dizaines de milliers de personnes, ce qui n'a guère été relayé par les médias! A Amiens, une foule joyeuse a marché sous le soleil, de la Maison de la Culture à la Place Gambetta où s'est tenu un meeting rassemblant des personnalités de différentes composantes du Front de Gauche et des acteurs du mouvement social en Picardie. Tous ont rappelé les difficultés de notre région et les attentes de la population en matière d'emploi, de formation, de santé... Tous ont également rappelé la force de la lutte collective, en témoigne la réintégration du docteur Loïc Pen en tant que coordinateur du service des urgences des hôpitaux publics de Creil et Senlis.

 

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A la tribune: Martine Billard, co-présidente du PG et Jacky Hénin, député européen PCF. A leurs côtés les secrétaires des Fédérations du PCF de la Somme (Joël Carliez), de l'Oise (Thierry Aury), de l'Aisne (Benoît Roger). Les vidéos de toutes les interventions sont sur le site oise.pcf.fr.

Il a également été rappelé qu'à l'heure où le FN entend se faire passer pour un parti qui soutient les travailleurs, M. Guiniot, président du groupe des élus FN au Conseil Régional de Picardie, a refusé de voter la motion de soutien aux salariés de Good Year. Il se situe bien dans la droite, très droite ligne de la direction de son parti, opposée à la loi contre les licenciements boursiers et à l'amnistie des syndicalistes poursuivis pour leurs luttes de défense de l'emploi. Cela ne l'empêche pas d'écrire que "Le FN réaffirme son total soutien aux salariés victimes de la mondialisation de l'économie, du profit boursier et du cynisme des partis politiques qui se sont succédé au pouvoir et mentent tous au peuple" !!!! Il semble bien qu'en matière de cynisme et de mensonge ce parti n'ait pas grand chose à apprendre... Derrière le discours "social" du FN relayé complaisamment par les médias, il y a la réalité des actions et prises de position de ses élus qui révèlent sur le terrain leur vrai visage: n'oublions pas, notamment au moment des élections municipales, le témoignage accablant du film de Bernard Richard et Jean-Baptiste Malet," Mains brunes sur la ville. Quand l'extrême droite est au pouvoir" qui montre les effets désatreux de la gestion des époux Bompard sur les villes d'Orange et Bollène. Plus que jamais c'est à nous de démonter ces discours, de dénoncer la fumisterie dont ils sont porteurs et surtout les dangers de la "banalisation", encouragée par les apprentis sorciers de la politique, d'une extrême droite qui n'a pas fondamentalement changé et instrumentalise la détresse sociale.

Mireille Ausécache