Ce très jeune homme, militant associatif et syndical, élève à Sciences-Po, est tombé hier, victime de la bestialité fasciste qui n'a plus peur maintenant de s'afficher. Cet acte n'est pas isolé, depuis plusieurs mois, dans tout le pays, des groupuscules violents d'extrême-droite visent délibérément des miltants progressistes. Selon Jean-Luc Mélenchon "La violence sauvage qui a assassiné Clément Méric n'est pas fortuite. C'est une culture méthodiquement inculquée et entretenue par des groupes d'extrême-droite. Elle s'exprime à tous propos, en toutes circonstances comme un mode considéré comme admirable par ces groupes. Il a connu un développement particulier du fait de son impunité et de la campagne de dédiabolisation du parti des Le Pen auquel ces groupes sont liés". Pierre Laurent : "La haine et la violence fasciste qui sont à l'origine de ce crime doivent être combattues sans relâche et les groupuscules d'extrême-droite dissous".

Des réactions d'horreur et de colère devant ce drame tragique et révoltant, c'est bien le moins qu'on peut attendre... Cela n'empêche pas certains médias nationaux d'employer systématiquement le qualificatif de "militant d'extrême gauche" pour désigner Clément, renvoyant implicitement dos à dos des groupes extrêmistes, ce qui sans doute atténue dans leur esprit la responsabilité des agresseurs! Cette méthode n'est pas non plus nouvelle, combien de fois les "experts" et "journalistes" bien-pensants n'ont-ils pas opposé les "extrêmes", une extrême-droite cependant de plus en plus fréquentable et le Front de Gauche qui serait l'extrême gauche... Mais alors, où est la gauche, la "vraie"?

Il faut au plus vite arrêter ce jeu dangereux, ces calculs politiciens d'apprentis sorciers qui ne contôlent plus rien, sinon d'autres drames surviendront.

Clément, nous ne t'oublierons pas et continuerons ton combat pour ne plus voir cela dans nos rues:

2013-06-06extreme-droitesalut nazi

 

Mireille Ausécache