La lecture quotidienne du journal local laisse dubitatif en cette période d'élections. Un phénomène, certes pas nouveau, prend pour ces élections, une réelle ampleur: la liste "sans étiquette". C'était, auparavant, un trait des listes des petites communes ou des candidats peu désireux d'étaler au grand jour leur penchant pour la droite. Mais il y a maintenant les "sans étiquette"  "de gauche" (?). Ainsi la liste de notre député est-elle "sans étiquette" (Autant n°315) tandis que le secrétaire départemental du PS conduira une liste, également "sans étiquette" à Vailly-sur-Aisne (L'Union, 14 mars)... L'appartenance à la "majorité présidentielle", tellement revendiquée en 2012, serait-elle devenue génante?

Autre adepte de la valse, le candidat du PG à Soissons en 2012, celui-là même qui a largement contribué à la défaite du candidat du FDG J.L Lanouilh, se range aujourd'hui aux côtés de Xavier Bertrand à Saint--Quentin... (L'Union, 10 mars).

Etrange climat où seuls se déclarent ouvertement les "extrêmes", que d'aucuns s'amusent à renvoyer dos à dos, tandis que nombre de nos concitoyens se disent pour le moins déçus, voire écoeurés par le contexte politique actuel. Difficile dans ces conditions de redonner à la Politique ses lettres de noblesse.

Mireille Ausécache