La semaine dernière fut une apothéose médiatique pour le PS. Il faut bien dire que les dernières décisions du chef de l'Etat et du gouvernement avaient de quoi réjouir les journalistes les plus blasés:  la standing ovation réservée à Manuel Valls par les représentants du Medef obéissant comme un seul homme au signal de P. Gattaz, la nomination d'un banquier (déjà conseiller du président pour le Pacte de responsabilité) comme ministre de l'économie, la "majorité présidentielle" se réduisant aux 200 députés godillots signataires d'une déclaration de soutien à la politique de F. Hollande, le désarroi évident et même la contestation marquée de certains participants à l'Université d'été de La Rochelle.... c'était là toute l'actualité politique du moment, riche, on en convient.

 

valls_au_medef

 

Cette actualité du PS a fait "oublier" aux journalistes que se tenait le week-end dernier l'Université d'été du PCF. Moment intense où près de 800 participants ont suivi les travaux de plus de 80 ateliers animés par des universitaires, des chercheurs, des écrivains, des responsables syndicaux et politiques, des acteurs de la vie culturelle français et étrangers. Richesse inouïe des thèmes proposés et frustration de devoir choisir un seul atelier par créneau horaire! Chacun d'entre nous en est ressorti plus informé, plus déterminé encore à approfondir sa formation et à s'investir dans les luttes politiques et sociales. 

 

Pierre Laurent aux Karellis

Mais cette richesse de 3 jours de débats n'a pas eu l'heur de susciter la curiosité des médias qui ont également superbement ignoré l'intervention de Pierre Laurent en clôture de nos travaux. Faisant le bilan de la semaine écoulée ce dernier rappelait, entre autres, qu'avec la démolition de la loi Duflot (pourtant modeste au regard des attentes) 2 ans de travail étaient balayés d'un trait de plume tandis que l'annonce d'imposer par ordonnances la loi économique libérale concoctée par E. Macron montrait également le mépris dans lequel sont tenus les parlementaires. Ce gouvernement est maintenant ultra-minoritaire dans le pays et le parti présidentiel ne maintient sa position qu'à cause de l'extrême centralisation des pouvoirs de la Vème République. "Les deux années écoulées ont été un formidable gâchis" et en ne respectant pas les engagements qui avaient contribué à son élection (lutte contre la finance, renégociation du pacte européen notamment), F. Hollande "a déchiré le contrat passé avec les Français en 2012". La délégation de pouvoir aux élus montre clairement ses limites et c'est bien à chaque citoyen maintenant de participer à la bataille pour les droits économiques, sociaux et politiques en refondant la démocratie.

Ce message, que les médias censurent, nous le ferons connaître notamment lors du prochain temps fort de la vie politique qu'est la Fête de l'Humanité!

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Mireille Ausécache