Non contents d'avoir fait la promotion du FN depuis des mois et notamment pendant la campagne des départementales, certains médias nous assomment maintenant avec la "tragédie" de ces Atrides de supermarché que sont les Le Pen. Pour les dirigeants de ce parti, le principe est toujours le même: occuper l'espace médiatique grâce à ceux qui leur servent la soupe avec complaisance et cynisme.

Le Pen mai 2015

Le récit du 1er mai a été l'occasion également d'un déferlement de lyrisme à l'égard de J.M. Le Pen qualifié de "patriarche", terme qui évoque "l'image d'un homme âgé, respecté et craint aussi, mais empreint de sagesse" (cf. Maurice Ulrich, billet dans l'Humanité du 6 mai 2015, qui propose à ses confrères en mal d'inspiration d'évoquer aussi la "statue du commandeur" ou le drame shakespearien du roi Lear en guerre avec sa fille...). Arrêtons ce délire!

Les journalistes seraient bien inspirés de s'intéresser davantage à d'autres aspects de ce 1er mai du FN, édifiant à bien des égards. Pourquoi ce silence à l'égard d'un grand hôtel parisien qui laisse entrer les brutes du "service d'ordre" du FN et les conduit à la chambre louée dans les règles, depuis plusieurs jours, par les Femen? Pourquoi si peu de soutien aux journalistes agressés par Bruno Gollnisch puis par des membres du rassemblement? Veut-on éviter de montrer le vrai visage de l'extrême-droite?

N'oublions pas un autre 1er mai, celui de 1995, jour où Brahim Bouarram fut la victime de quatre skinheads (dont deux étaient membres du FN).

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